Paris – jeudi 26 septembre – 8h45

A l’occasion de ce petit déjeuner, nous entendrons le témoignage de représentants de grandes entreprises chargés d’animer des plateformes hybrides d’innovation ouverte. Peut on hybrider des projets très éloignés ? Comment ce fonctionnement écosystémique modifie-t-il leur propre organisation interne?

Le verbe “hybrider” est un drôle de mot qu’on croirait inventé. Mais le dictionnaire nous rassure : il s’agit de “l’action de mélanger plusieurs choses n’ayant pas de lien direct entre elles”. Depuis 3 ou 4 ans, un nombre croissant de grandes entreprises ou d’institutions se sont lancées dans des activités d’hybridation. Il s’agit de rassembler, généralement autour d’un tiers-lieu collaboratif et cultivant l’intelligence collective, des représentants de leurs parties prenantes pour les “mélanger”, multiplier les interactions entre elles et favoriser l’émergence de solutions dans un processus d’innovation ouverte. Salariés, start-ups, chercheurs, représentants de la société civile ou d’associations atypiques,… il s’agit de les mélanger dans une perspective stratégique précise sans savoir très bien ce qui sortira de la marmite. Hybrider ça rime avec écosystème, qu’il s’agit de mobiliser et avec innovation, qu’il s’agit de stimuler d’une nouvelle manière. 


Ce processus d’hybridation s’incarne dans des “labs” ou des “plateformes”, des “hubs”, des lieux” ou des “espaces”. On hybride pour pas mal de raisons : pour anticiper et saisir des enjeux stratégiques, pour concevoir des produits / services ou encore pour améliorer la réputation de la marque-employeur, … On hybride finalement pour relancer un processus d’innovation interne qui est en panne. C’est un exercice difficile pour l’organisation qui le met en place car il faut se contenter de “créer les conditions” de l’innovation ouverte sans chercher à la contrôler tout en l’orientant puisqu’on se situe dans une perspective stratégique malgré tout. 

A l’occasion de ce petit déjeuner nous entendrons le témoignage de représentants de grandes entreprises chargés d’animer ces “fabriques du futur”. Quels sont les enjeux auxquels ils font face ? Y a t il un temps minimal pour que ce processus prenne ? Peut on hybrider des organisations ou des projets très éloignés ? Comment ces sociétés parviennent-elles à recycler les innovations dans leurs organisations ? Comment ce fonctionnement écosystémique modifie-t-il profondément leur propre organisation interne ?  Comment enfin, prévoient-ils de redistribuer et partager la valeur créée par ce mélange qu’ils ont seulement contribué à rendre possible ? 

Nos invités pour ce débat :

  • Sophie GALHARRET, déléguée RSE à la direction de la stratégie de GRDF. Elle contribue à la transformation du distributeur notamment à travers la création d’innovations sociétales et de valeur partagée dans les territoires
  • Léa FRYDMAN, responsable Programme Entrepreneuriat pour 21, l’accélérateur d’innovation sociale de la Croix-Rouge française
  • Bérénger BILLEROT, responsable développement et partenariats au MAIF START UP CLUB, plateforme d’hybridation de la MAIF

Quelques propositions de lecture :

Photo credit: NIH-NCATS on Visual hunt / CC BY

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